Encore un peu à l’écart des grands flux touristiques, la Riviera albanaise attire souvent des voyageurs venus là par curiosité, parfois presque par hasard. Entre Vlora et Saranda, face à l’île grecque de Corfou, ce littoral du sud de l’Albanie déroule une succession de caps, de villages perchés et de virages où la mer apparaît puis disparaît. Sur une carte, la distance semble courte. En réalité, le trajet donne une autre impression.
Le relief plonge vite vers l’eau. Des maisons accrochées aux pentes, des criques où la mer devient limpide, puis des plages plus ouvertes avec les montagnes jamais très loin. On avance, on s’arrête, on repart. Peu à peu, les paysages de cette côte ionienne se révèlent sans effet d’annonce, presque en silence.
Où se trouve la Riviera Albanie
La Riviera Albanie se situe dans le sud du pays, le long de la côte ionienne. On commence à l’apercevoir autour de Vlora, là où la mer change presque de caractère, puis elle se prolonge vers le sud jusqu’à Saranda, tout près de la frontière grecque et face à l’île de Corfou. Sur une carte, la distance paraît courte. Sur la route, c’est une succession de caps, de baies et de villages installés au bord de l’eau.
La côte traverse les monts Cérauniens, un relief abrupt qui descend presque directement vers la mer. La route grimpe, tourne, redescend. Par moments la mer disparaît derrière les pentes rocheuses, puis elle réapparaît soudain, très bleue. Les paysages changent vite, parfois en quelques kilomètres seulement.
Tout au long de ce littoral, plusieurs villages marquent les étapes de la Riviera albanaise. On croise par exemple Dhermi, puis Himara, plus au sud Qeparo ou encore Borsh. Des maisons blanches, quelques ruelles, des plages de galets et des restaurants simples tournés vers la mer. Rien de spectaculaire au premier regard. Pourtant, on s’y attarde facilement.
Carte de la Riviera albanaise
La Riviera albanaise longe la mer Ionienne entre Vlora et Saranda, dans le sud de l’Albanie. Sur la carte, la distance paraît presque modeste. Sur place, la côte se révèle plus découpée. Caps, petites baies, villages accrochés aux pentes. On retrouve sur cette portion du littoral plusieurs lieux souvent cités lorsque l’on parle de cette côte du sud de l’Albanie, notamment Dhermi, Himara, Borsh ou encore Ksamil.
La carte ci-dessous aide simplement à se repérer. On voit comment les villages s’égrènent le long de la côte, comment les plages se succèdent entre les reliefs et comment la route suit le rivage avant de rejoindre Saranda. Rien de compliqué. Juste une manière de situer les principaux points de la Riviera albanaise avant de parcourir la côte.
Les plus belles plages de la Riviera albanaise
On évoque presque toujours les plages lorsque l’on parle de cette côte du sud de l’Albanie. Et il faut reconnaître que le littoral surprend. Certaines plages apparaissent juste au bord des villages, à quelques pas des maisons. D’autres se découvrent plus loin, au détour d’une route ou après un petit sentier qui descend vers la mer. On avance sans trop savoir ce que l’on va trouver, puis l’eau apparaît.
La mer Ionienne change de couleur selon la lumière. Par moments bleu profond, puis soudain plus claire, presque turquoise. Des galets, quelques criques, puis des plages plus larges où l’on s’installe facilement. Rien de spectaculaire au premier regard, mais quelque chose qui reste en mémoire. Ce littoral garde un caractère simple, presque brut.
Ksamil
À quelques kilomètres au sud de Saranda, Ksamil apparaît presque au dernier moment. La route descend doucement vers la mer, puis les petites îles deviennent visibles juste en face de la côte. C’est l’un des lieux les plus connus de cette partie du littoral, en grande partie pour la couleur de l’eau. Très claire, parfois presque transparente lorsque la mer est calme.
La plage principale se trouve au centre du village. En été, l’endroit peut être animé. Parasols alignés, bars de plage, musique qui arrive par vagues. Mais il suffit souvent de marcher un peu le long de la côte pour trouver des coins plus tranquilles. Plusieurs petites criques entourent Ksamil, certaines accessibles à pied, d’autres en bateau.
Depuis la plage, on aperçoit clairement les petites îles de Ksamil. Certaines sont suffisamment proches pour être rejointes à la nage lorsque la mer est calme. Des barques et des pédalos permettent aussi de s’en approcher. En fin de journée, la lumière devient plus douce, la mer se calme, et l’endroit change complètement d’atmosphère.
Dhermi
Le village de Dhermi apparaît souvent comme une étape marquante lorsque l’on parcourt la côte ionienne du sud de l’Albanie. Le vieux village se trouve un peu plus haut sur la colline, avec ses maisons de pierre et ses ruelles étroites. Depuis là-haut, la mer apparaît soudain entre les montagnes. La vue reste simple, mais on garde facilement l’image en tête.
En contrebas s’étend la plage de Dhermi. Une longue bande de galets, une eau très claire et la montagne juste derrière. La route descend en lacets jusqu’au rivage. En été, l’ambiance devient plus vivante. Quelques bars de plage, des restaurants, de la musique parfois en soirée.
Les visiteurs viennent surtout pour la mer et pour explorer les petites plages voisines. Non loin de là se trouve par exemple Gjipe Beach, accessible à pied ou par bateau, un endroit plus isolé coincé entre deux falaises. Beaucoup de voyageurs s’arrêtent à Dhermi pour une journée. Certains restent plus longtemps, attirés par le rythme tranquille du village et la lumière du soir sur la côte.
Saranda
Au sud de la côte, Saranda apparaît comme la principale ville de cette partie de l’Albanie. La baie forme un large arc face à l’île grecque de Corfou. Le front de mer s’étire le long de la promenade et plusieurs petites plages se trouvent directement au bord de la ville.
Les plages de Saranda sont souvent composées de galets ou de plateformes aménagées pour la baignade. L’eau reste très claire, surtout lorsque la mer est calme. Certaines portions de côte, comme Mango Beach ou Santa Quaranta, offrent un cadre un peu plus ouvert que la plage centrale.
Saranda sert aussi de point de départ pour explorer les environs. En quelques minutes de route, on rejoint les plages de Ksamil, le parc archéologique de Butrint ou plusieurs criques plus discrètes le long de la côte. Beaucoup de voyageurs choisissent d’y passer une ou deux nuits avant de continuer leur route vers le reste de la Riviera albanaise.
Jalë Beach
Entre Dhermi et Himara, la route descend vers une petite baie assez discrète. Jalë Beach apparaît alors, entourée de collines couvertes de végétation. La plage n’est pas très large, plutôt compacte, avec des galets clairs et une mer étonnamment transparente lorsque le vent tombe.
L’endroit reste facile d’accès. Quelques parkings, plusieurs restaurants simples face à l’eau, des bars de plage qui installent leurs parasols pour la journée. En plein été, l’atmosphère peut devenir animée. Le reste de l’année, Jalë retrouve un rythme plus calme, presque silencieux.
Beaucoup de voyageurs viennent pour passer quelques heures au bord de la mer. On nage, on s’allonge sur les galets, on observe les reliefs autour de la baie. En fin de journée, la lumière descend doucement sur la côte ionienne. Le soleil disparaît derrière les collines et la mer prend une couleur plus sombre. Un moment simple, mais que l’on retient facilement lorsque l’on traverse la Riviera albanaise.
Himara
Au cœur de la côte ionienne, Himara possède une atmosphère différente des petits villages voisins. La ville s’étire le long d’une baie assez large. Un petit port, quelques bateaux, puis une promenade où l’on marche facilement le soir lorsque la chaleur tombe. Les terrasses se remplissent peu à peu, les restaurants allument leurs lumières, et la mer reste juste là, à quelques mètres.
Plusieurs plages se trouvent autour de la ville. La plage principale est directement accessible depuis le centre. Un peu plus loin, d’autres portions de côte apparaissent, parfois plus calmes selon l’heure de la journée. L’eau reste claire, avec ces nuances de bleu que l’on retrouve souvent sur ce littoral.
Himara sert aussi de point de départ pour explorer les environs. En quelques kilomètres seulement, on rejoint Jalë Beach, Porto Palermo ou encore les plages plus discrètes autour de Qeparo. Beaucoup de voyageurs s’y arrêtent une nuit, parfois deux. Juste le temps de découvrir les environs et de profiter du rythme tranquille de la ville.
Porto Palermo
Un peu au nord de Himara, la route longe soudain une baie très particulière. Porto Palermo forme presque un cercle parfait, protégé par les reliefs qui l’entourent. La mer y reste souvent calme. Au centre du paysage, une petite presqu’île avance dans l’eau, surmontée d’une forteresse de pierre construite au début du XIXe siècle.
Cette forteresse, attribuée à Ali Pacha de Tepelenë, se visite encore aujourd’hui. Les murs épais dominent la baie et l’on aperçoit toute la côte autour. L’endroit reste simple, presque silencieux hors saison. Quelques visiteurs, parfois des pêcheurs, et la mer juste autour.
La plage de Porto Palermo se trouve au pied de la forteresse. Elle est plus petite que celles de Dhermi ou de Borsh, mais le cadre change complètement. Moins de bars, moins de musique, un paysage plus brut. Beaucoup de voyageurs s’arrêtent ici pour une pause rapide en parcourant la région. Certains restent plus longtemps, attirés par l’atmosphère tranquille de la baie.
Plage de Gjipe
Entre Dhermi et Jalë, une petite piste quitte la route principale et descend vers la mer. Elle mène à Gjipe Beach, une plage un peu à l’écart que l’on découvre souvent après une courte marche. L’endroit se situe à l’entrée du canyon de Gjipe, une gorge étroite qui traverse la montagne avant d’atteindre la côte.
La plage reste assez sauvage. Des galets, quelques bateaux, parfois un petit bar installé pendant l’été. Les falaises entourent la baie et donnent au lieu une atmosphère plus isolée que dans les villages voisins. Beaucoup de voyageurs viennent ici pour passer quelques heures au calme ou pour explorer le canyon qui commence juste derrière la plage.
Plage de Borsh
Au sud de Qeparo, la plage de Borsh s’étire sur plusieurs kilomètres. C’est l’une des plus longues plages de cette côte. Le paysage reste assez simple, une bande de galets, la mer Ionienne devant, et les collines couvertes d’oliviers derrière le village.
Même en plein été, on trouve souvent de l’espace. Certains voyageurs s’arrêtent dans les petits restaurants qui bordent la plage, d’autres marchent simplement le long du rivage. L’atmosphère reste tranquille, loin de l’animation que l’on peut rencontrer à Ksamil ou à Saranda.
Plage de Krorez
Plus au sud, près de Lukovë, Krorez Beach fait partie des plages encore relativement discrètes de cette partie du littoral. L’accès se fait par une piste ou par bateau depuis la côte voisine. En arrivant, la baie apparaît presque soudainement, entourée de collines couvertes de végétation.
La plage reste assez préservée. Quelques installations simples pendant l’été, mais l’ensemble garde un caractère naturel. L’eau est particulièrement claire et la baie protège souvent la plage du vent. Ceux qui prennent le temps de venir jusqu’ici découvrent un endroit calme, un peu à l’écart du reste de la côte.
Plage de Buneci
Entre Himara et Saranda, la côte devient plus calme. La route longe la mer puis descend vers une baie assez discrète. C’est ici que se trouve la plage de Buneci. Une longue bande de galets, quelques barques de pêche, et derrière la montagne qui tombe presque directement vers l’eau.
L’endroit reste peu construit. Quelques restaurants simples apparaissent près du rivage pendant l’été, mais l’ensemble garde un caractère tranquille. La mer Ionienne y est souvent très claire, surtout le matin lorsque le vent tombe. Beaucoup de voyageurs s’arrêtent ici pour une pause loin de l’animation de Ksamil ou de Saranda.
Depuis la plage, on aperçoit toute la baie et les reliefs qui bordent ce littoral. Certains viennent pour se baigner, d’autres pour marcher le long du rivage. Rien de spectaculaire, juste une plage paisible qui change un peu du reste de la côte.
Aquarium Beach
À quelques kilomètres au sud de Himara, un petit sentier descend vers une crique que l’on appelle Aquarium Beach. Le nom vient de la couleur de l’eau. Lorsque la mer est calme, la transparence rappelle parfois un aquarium naturel.
La plage est petite, entourée de rochers et de végétation. On y arrive souvent à pied ou par bateau depuis la côte voisine. L’endroit reste plus discret que les plages principales des villages alentours. Quelques visiteurs s’installent sur les galets, d’autres restent simplement pour nager dans l’eau très claire.
En fin d’après-midi, la crique devient presque silencieuse. Les reliefs autour de la baie coupent le vent et la mer se calme. Beaucoup de voyageurs gardent ce coin en mémoire après avoir parcouru cette côte du sud de l’Albanie.
Les villages à découvrir sur la Riviera Albanaise
Cette côte du sud de l’Albanie ne se résume pas seulement à ses plages. En quittant le rivage, la route grimpe souvent vers des villages posés sur les pentes des montagnes. De là-haut, la mer Ionienne reste visible presque partout. Toits de pierre, ruelles étroites, petites églises parfois cachées entre les maisons. L’ensemble paraît simple, presque discret.
Plusieurs de ces villages gardent un rythme tranquille. On traverse une place, on entend quelques voix, parfois le bruit des verres sur une terrasse. Les maisons anciennes dominent encore les collines et la mer reste en arrière-plan. En parcourant la Riviera albanaise, ces villages offrent une pause différente, un peu à l’écart du bord de mer.
Village de Himara
Déjà évoquée pour ses plages, Himara reste aussi l’un des villages les plus vivants de cette côte du sud de l’Albanie. La partie basse s’étire le long de la mer. Un petit port, une promenade au bord de l’eau, plusieurs restaurants où l’on sert surtout du poisson et quelques plats simples de la région. Le soir, les terrasses se remplissent doucement. On marche, on s’arrête, on regarde la mer. Rien de compliqué.
Au-dessus du rivage se trouve le vieux village. Quelques lacets permettent d’y accéder. Là, l’atmosphère change complètement. Des maisons anciennes, des ruelles étroites et des points de vue ouverts sur toute la côte ionienne. Depuis les hauteurs, on distingue les reliefs qui plongent vers la mer et les plages qui bordent la baie.
Himara reste aussi une bonne base pour explorer les environs. En quelques kilomètres seulement, on rejoint Jalë, Aquarium Beach ou encore les plages autour de Porto Palermo. Beaucoup de voyageurs choisissent d’y passer plusieurs nuits afin de parcourir tranquillement cette partie de la Riviera albanaise.
Village de Qeparo
À quelques kilomètres au sud de Himara, la route longe la mer avant de passer devant Qeparo. Le village ancien se distingue tout de suite, posé sur la colline au-dessus de la côte. Des maisons de pierre, des ruelles étroites, parfois quelques figuiers entre les murs. L’endroit reste calme, presque immobile en dehors de l’été.
Le vieux village mérite une petite marche. On traverse quelques passages pavés, puis les vues s’ouvrent sur la mer Ionienne et les reliefs de cette partie du littoral. Beaucoup de maisons anciennes sont encore visibles, certaines restaurées, d’autres laissées dans leur état d’origine. L’ensemble donne au lieu une atmosphère assez particulière.
En contrebas se trouve le Qeparo plus récent, installé près de la plage. Quelques restaurants simples, une petite promenade et une plage de galets où l’on s’arrête facilement pour se baigner. Beaucoup de voyageurs font une pause ici en parcourant la Riviera Albanie, parfois pour déjeuner, parfois pour rester quelques heures face à la mer.
Village de Borsh
En descendant vers le sud de cette côte ionienne, on arrive à Borsh. Le village se tient légèrement en retrait du rivage, entre la mer et des collines couvertes d’oliviers. Ici, le paysage change un peu. Moins de relief abrupt, plus d’espace. La vallée s’ouvre vers la mer et la lumière devient plus douce en fin de journée.
La plage de Borsh compte parmi les plus longues du littoral. Plusieurs kilomètres de galets qui suivent la côte. On peut marcher longtemps sans croiser beaucoup de monde, surtout en dehors du cœur de l’été. Quelques restaurants apparaissent près du rivage, souvent tenus par des familles du village.
Le vieux Borsh se trouve un peu plus haut dans la colline. Des ruelles étroites, quelques maisons anciennes et les ruines d’un château qui domine la vallée. Depuis là-haut, la mer reste visible au loin et l’on comprend mieux l’ampleur de cette baie. Beaucoup de voyageurs s’arrêtent ici pour profiter d’une plage plus tranquille le long de la Riviera albanaise.
Village de Vuno
Entre Dhermi et Himara, la route traverse un petit village accroché aux pentes de la montagne. Vuno apparaît presque sans prévenir. Quelques maisons en pierre, des ruelles étroites, puis la mer qui réapparaît entre les toits. L’endroit reste discret, loin de l’animation du bord de mer.
En se promenant dans les ruelles, on découvre des maisons anciennes, des escaliers pavés et plusieurs petites églises orthodoxes. Le village attire parfois des artistes ou des voyageurs en quête de calme. Depuis les hauteurs, la vue descend vers la côte et les collines couvertes d’oliviers.
Plus bas, la route permet de rejoindre rapidement les plages autour de Jalë ou de Dhermi. Beaucoup de visiteurs s’arrêtent à Vuno pour observer les paysages ou simplement marcher quelques minutes dans le village avant de reprendre la route vers le sud.
Village de Lukovë
En continuant vers Saranda, la route passe devant Lukovë, un village posé au-dessus de la mer Ionienne. La côte s’ouvre ici sur de longues baies et plusieurs petites plages encore peu fréquentées. L’atmosphère reste paisible, même pendant l’été.
Le centre du village est simple. Une petite place, quelques cafés, des maisons anciennes entourées d’oliviers. Depuis les hauteurs, on aperçoit la mer et la côte qui descend vers Saranda. Le paysage donne une impression d’espace, différente des falaises plus abruptes que l’on trouve plus au nord.
Plusieurs plages se trouvent à quelques minutes du village, notamment Buneci ou Krorez. Les voyageurs qui passent par Lukovë découvrent souvent une partie plus tranquille du littoral, loin des lieux les plus fréquentés de la Riviera albanaise.
Village de Pilur
Au-dessus de Himara, la route grimpe vers les montagnes. Après quelques virages apparaît Pilur, un village perché qui domine toute la côte. Le contraste est frappant. La mer semble très loin en contrebas et les montagnes entourent le village.
Pilur reste peu connu des voyageurs qui parcourent la Riviera albanaise. Pourtant le lieu possède une forte identité. Les maisons de pierre, les petites places et les paysages ouverts donnent une impression de calme presque total. Le soir, la lumière descend lentement sur la mer Ionienne visible au loin.
Le village est également connu en Albanie pour ses chants traditionnels polyphoniques. Plusieurs festivals locaux s’y déroulent pendant l’été. Pour certains visiteurs, Pilur révèle une autre facette de la région, plus montagnarde et profondément liée aux traditions du sud du pays.
Quand visiter la Riviera albanaise
La Riviera albanaise peut se parcourir presque toute l’année, mais la période la plus agréable se situe généralement entre mai et octobre. Le printemps arrive tôt sur la côte ionienne. Les collines deviennent plus vertes, les villages se réveillent doucement et les premières baignades apparaissent déjà.
Beaucoup de voyageurs choisissent juin ou septembre. La lumière reste douce, la mer Ionienne est déjà chaude et les plages gardent un rythme tranquille. On circule plus facilement entre les villages, on trouve encore des tables libres dans les restaurants, et l’ensemble du littoral paraît plus paisible.
En juillet et en août, l’atmosphère change. Les plages deviennent plus animées, les terrasses se remplissent et les routes côtières voient passer davantage de visiteurs. L’été reste la saison la plus vivante sur la Riviera albanaise. Ceux qui aiment les longues soirées au bord de la mer apprécient particulièrement cette période.
Comment explorer la Riviera albanaise
Pour parcourir cette côte du sud de l’Albanie, beaucoup de voyageurs choisissent la voiture. La route qui relie Vlora à Saranda longe la mer Ionienne sur une grande partie du trajet. Elle traverse le col de Llogara, passe devant plusieurs villages puis redescend vers le littoral. Les points de vue se succèdent. On s’arrête souvent sans vraiment l’avoir prévu, simplement pour regarder la mer ou rejoindre une petite plage aperçue depuis la route.
Il est aussi possible de suivre cette côte en transport local. Des bus et minibus albanais, appelés souvent “furgon”, circulent entre les villes et les villages du littoral. On peut par exemple rejoindre Himara depuis Vlora en environ deux heures, puis continuer vers Qeparo, Borsh ou Saranda. Les départs se font généralement depuis les petites gares routières ou directement depuis les places des villes.
Les horaires restent parfois approximatifs. Les véhicules partent souvent lorsqu’ils sont presque pleins. Cela demande un peu de souplesse dans l’organisation, mais les trajets restent peu coûteux et permettent d’observer la côte autrement. Beaucoup de voyageurs utilisent ce réseau pour se déplacer entre les villages de la Riviera albanaise.
Pour certaines plages plus isolées, la route ne descend pas toujours jusqu’à la mer. Il faut parfois marcher quelques minutes ou suivre une piste qui serpente vers la côte. Ces petites marches font aussi partie du voyage. On arrive souvent sur une crique plus tranquille, loin des routes principales du littoral.
Certains voyageurs préfèrent parcourir la région avec quelqu’un qui connaît bien les lieux. Un guide local en Albanie peut aussi aider à découvrir les villages perchés et certaines traditions qui passent facilement inaperçues lors d’un simple passage.
Itinéraire pour découvrir la Riviera albanaise
La Riviera albanaise se parcourt assez facilement en suivant la route côtière entre Vlora et Saranda. La distance totale dépasse à peine cent kilomètres, mais les paysages changent souvent et l’on s’arrête facilement en chemin. Beaucoup de voyageurs prennent deux ou trois jours pour explorer tranquillement cette partie de la côte.
Voici un parcours simple du nord vers le sud le long de la côte ionienne.
- Vlora → col de Llogara : environ 40 km. La route grimpe dans les montagnes avant d’offrir une vue large sur la mer.
- Llogara → Dhermi : environ 15 km. Le paysage redescend vers la côte et les premières plages apparaissent.
- Dhermi → Jalë : environ 10 km. Une petite baie entourée de collines, souvent calme en dehors de l’été.
- Jalë → Himara : environ 10 km. Une ville animée avec plusieurs plages et un petit port.
- Himara → Qeparo : environ 15 km. La route longe la mer et traverse plusieurs villages.
- Qeparo → Borsh : environ 7 km. Une longue plage bordée de collines couvertes d’oliviers.
- Borsh → Saranda : environ 35 km. La côte s’ouvre peu à peu vers la grande baie de Saranda.
Cet itinéraire permet de découvrir une grande partie de la Riviera albanaise sans se presser. On traverse des villages, on s’arrête pour une baignade, parfois simplement pour regarder la mer. La route reste courte sur la carte, mais le trajet réserve souvent plus d’étapes qu’on ne l’imaginait au départ.
Visiter la Riviera albanaise depuis Corfou
La Riviera albanaise se trouve juste en face de l’île grecque de Corfou. Par temps clair, on distingue même les reliefs de la côte depuis certains points de l’île. Le passage le plus simple se fait par la mer. Des ferries relient chaque jour Corfou à Saranda, qui sert de porte d’entrée pour explorer le sud de l’Albanie.
La traversée reste courte. Selon le bateau, elle dure généralement entre 30 minutes et une heure. Les ferries rapides partent plusieurs fois par jour pendant la saison touristique, souvent dès le matin puis en début d’après-midi. Les ferries classiques sont un peu plus lents, mais ils permettent parfois de transporter des véhicules.
Le prix du trajet varie selon la saison et le type de bateau. Pour un passager sans voiture, il faut compter en général entre 20 et 35 euros pour un aller simple. En été, les liaisons sont fréquentes. Plusieurs compagnies opèrent sur cette route maritime entre Corfou et Saranda, notamment Ionian Seaways, Finikas Lines ou Kerkyra Lines.
Une fois arrivé à Saranda, la côte ionienne commence presque immédiatement. La promenade longe la mer et plusieurs plages se trouvent à quelques minutes du port. De là, il est facile de rejoindre Ksamil, les villages autour de Lukovë ou de poursuivre la route vers Himara et le reste de la côte.
Beaucoup de voyageurs profitent de cette proximité pour découvrir l’Albanie lors d’une excursion d’une journée depuis Corfou. D’autres choisissent de rester plusieurs jours afin de parcourir tranquillement la Riviera albanaise avant de reprendre le ferry vers la Grèce.
Questions sur la Riviera albanaise
Où se trouve la Riviera albanaise ?
La Riviera albanaise se situe dans le sud de l’Albanie, le long de la mer Ionienne. Elle s’étend généralement entre les villes de Vlora et Saranda, face à l’île grecque de Corfou. Cette portion de côte traverse une région montagneuse où villages, plages et criques se succèdent le long de la route côtière.
Quelles sont les plus belles plages de la Riviera albanaise ?
Plusieurs plages sont souvent citées parmi les plus belles de la Riviera albanaise. Ksamil est connue pour ses petites îles et son eau très claire. Dhermi attire de nombreux voyageurs pour sa longue plage bordée de montagnes. Plus discrètes, Gjipe Beach, Buneci ou Krorez offrent une ambiance plus sauvage et généralement plus calme.
Combien de jours faut-il pour visiter la Riviera albanaise ?
Un séjour de deux à trois jours permet déjà de parcourir la route côtière entre Vlora et Saranda et de découvrir plusieurs villages et plages. Pour explorer la région plus tranquillement, beaucoup de voyageurs choisissent plutôt quatre à cinq jours afin de profiter des baignades et de s’arrêter dans les villages perchés au-dessus de la côte.
Comment aller de Corfou à la Riviera albanaise ?
Des ferries relient chaque jour l’île de Corfou à la ville de Saranda. La traversée dure généralement entre trente minutes et une heure selon le bateau. Une fois arrivé à Saranda, il est facile de rejoindre les plages de Ksamil ou de suivre la route vers Himara et les villages de la Riviera albanaise.
Comment explorer la Riviera albanaise ?
La manière la plus simple reste de suivre la route côtière entre Vlora et Saranda. Elle traverse le col de Llogara et longe ensuite la mer Ionienne en passant par plusieurs villages. Il est aussi possible d’utiliser les bus locaux ou les minibus appelés furgon qui relient les principales villes et les villages du littoral.