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En Espagne, chaque région semble raconter sa propre histoire. Les montagnes, les plaines et les côtes se succèdent, avec des accents, des langues et des cuisines qui changent au fil des kilomètres. Entre l’ombre fraîche d’un cloître et la chaleur d’une place animée, le pays offre une variété qui ne s’épuise pas.
À Barcelone et Madrid, les rues débordent d’énergie. On passe d’un musée à un marché couvert, d’un quartier ancien à une avenue bordée de cafés. L’air transporte à la fois le parfum du café, celui des fruits mûrs et un bruit de conversations mêlées.
Plus au sud, l’Andalousie dévoile des villes blanches posées au pied des collines, et des patios où l’eau coule doucement. Entre les murs couverts d’azulejos, les senteurs d’oranger et les nuits encore douces, le voyage prend une autre cadence, plus lente, plus enveloppante.
Top 5 visites guidées
Lieux à voir
Infos pratiques
Dans la région des Asturies, au nord-ouest de l’Espagne, Playa del Silencio porte bien son nom. Nichée entre des falaises abruptes, elle mêle le calme de ses eaux claires au parfum salin qui monte du rivage. On y arrive après avoir traversé le village de Castañares et longé la côte de Cudillero à pied.
Le chemin suit les falaises, offrant des vues qui changent à chaque pas. À l’ouest de Novellana, une route à sens unique mène jusqu’à un petit parking, souvent plein. De là, un sentier descend à travers une forêt d’eucalyptus, baignée de lumière tamisée.
Au bout de la marche, la plage apparaît soudain, bordée de rochers qui plongent dans la mer. Les lignes claires et sombres des falaises se reflètent dans l’eau, créant une palette naturelle apaisante.
Playa del Silencio se vit dans un rythme lent. On y reste longtemps sans vraiment s’en rendre compte, porté par le ressac et le silence qui enveloppe le lieu.
Près de Malaga, le Caminito del Rey suit la paroi rocheuse au-dessus des gorges. Construit au début du XXe siècle pour relier les chutes de Chorro et Gaitanejo à un barrage hydroélectrique, le sentier se faufile à plus de cent mètres au-dessus du vide. Les passerelles fixées à la falaise donnent l’impression de marcher dans l’air.
Sur un kilomètre de long et à peine un mètre de large, le chemin alterne zones ouvertes et passages plus encaissés. En contrebas, le fleuve Guadalhorce coule entre les rochers, parfois dissimulé par les ombres des parois.
Le paysage change au fil de la marche. Les falaises s’éloignent, puis se resserrent, et le vent joue avec les échos. Des rapaces planent au-dessus, tandis que bouquetins, renards ou loirs peuvent apparaître furtivement sur les pentes.
Le Caminito del Rey n’est pas seulement un sentier spectaculaire. C’est un point de vue suspendu sur une nature brute, où chaque pas rapproche un peu plus du cœur des gorges.
Ce parc naturel, situé à 45 kilomètres au nord de Malaga, est l’un des plus beaux du pays. Il donne à voir, tout au long de ses 1171 hectares, des paysages fantastiques. Toute une partie de la réserve est composée de roches calcaires formant des aspects futuristes, qui ressemblent à des décors de films de science-fiction.
Tout le long du parc El Torcal de Antequera, c’est une végétation tropicale luxuriante qui apparaît le long des multiples randonnées possibles. La route jaune, sentier le plus long, vous mène vers le « Torcal Bajo », où l’on trouve des labyrinthes et passages étroits, avec leurs rochers aux formes bizarres. En levant les yeux, on aperçoit des espèces rares de rapaces, dont les aigles royaux et les vautours fauves.
Dans la région de Castille, Salamanque rayonne par son histoire et son atmosphère vivante. Sa plus vieille université d’Espagne abrite une bibliothèque impressionnante, où chaque rayon semble porter des siècles de savoir. Les façades dorées prennent une teinte différente selon la lumière du jour.
Le cœur de la ville bat autour de la Plaza Mayor, vaste place bordée d’arcades, où cafés et terrasses se remplissent dès la fin d’après-midi. De là, les ruelles mènent vers une succession de monuments et de musées qui jalonnent le centre historique.
Parmi eux, on croise le château de Barbentane, la Maison des chevaliers, la Tour anglicane et les portes des anciens remparts. Chacun raconte une partie de l’histoire de la ville, entre influences médiévales et héritages plus récents.
Salamanque garde un rythme à la fois étudiant et patrimonial. On y passe d’une salle de bibliothèque silencieuse à une rue animée, d’une pierre gravée à une terrasse bruyante, sans vraiment sentir la transition.
Accrochée à ses falaises, Ronda surplombe la vallée avec des panoramas qui changent à chaque pas. Les ruelles mènent vers les arènes, parmi les plus anciennes d’Espagne, bâties en 1785. La pierre dorée et les gradins silencieux racontent encore des histoires de foule et de chaleur.
En longeant la falaise, le Mirador de Ronda ouvre sur un horizon large, où les champs et les collines se perdent au loin. L’air y est plus vif, et les silhouettes des montagnes se dessinent par temps clair.
La Plaza España conduit naturellement au Puente Nuevo. Haut d’une centaine de mètres, il relie la vieille ville à la nouvelle en franchissant la vallée El Tajo et le Guadalevín. Depuis le pont, la vue plonge vers le cours d’eau qui serpente bien en dessous.
Madrid.
Espagnol.
505 990 km².
12 octobre.
47 millions.
Euro (€).
UTC+1.
Méditerranéen.
+34.
230 V, type C et F.